Biosurveillance

Une bonne indication, mais pas un tableau complet
Les scientifiques savent depuis longtemps que l’organisme absorbe des substances et des produits chimiques présents dans notre environnement.

Dans certains cas, nous avalons ou respirons ces substances ou produits chimiques dans le cours normal de nos activités quotidiennes. Toute la question est de savoir dans quelle mesure ils exercent une incidence sur notre santé, et avec quelle rapidité ils sont excrétés ou éliminés de toute autre façon par notre organisme.

Aujourd’hui, grâce aux récents progrès technologiques réalisés dans le domaine de la chimie analytique, la technologie de la biosurveillance permet aux chercheurs de détecter et de mesurer des taux extrêmement bas d’ingrédients naturels et artificiels dans le sang, l’urine, le lait maternel et autres liquides/tissus humains.

La biosurveillance est un outil de santé publique prometteur qui peut nous aider à mieux comprendre l’exposition humaine à toute une panoplie de substances.

Grâce à l’avancement de la biosurveillance, on dispose de plus en plus de données pouvant aider les scientifiques des secteurs public et privé, les médecins et les décisionnaires à améliorer la santé publique, le bien-être de la communauté, ainsi que la santé et la sécurité des travailleurs.

À l’instar de tout outil potentiellement utile, la biosurveillance a ses limites. Des concentrations infimes de substances naturelles ou artificielles peuvent pénétrer dans l’organisme de différentes façons – par notre alimentation, par l’air que nous respirons, et par nos contacts avec notre environnement. De telles substances peuvent également être sécrétées à l’intérieur de l’organisme par des processus naturels comme le métabolisme. La biosurveillance fournit une indication de ces substances en présence dans l’organisme à un certain moment donné, mais elle ne permet pas de savoir d’où provient une substance, quand la personne concernée y a été exposée, le degré d’exposition au fil du temps, ou si des effets sur la santé sont à prévoir.

La biosurveillance ne dépeint pas un tableau complet, et si son interprétation est erronée, l’information retirée peut s’avérer trompeuse. Ceci dit, la biosurveillance peut contribuer à orienter les décisions en matière de santé publique lorsqu’elle s’inscrit dans le cadre d’une stratégie intégrée qui ne consiste pas uniquement à identifier l’exposition à une substance mais qui évalue aussi le risque potentiel d’une telle exposition sur la santé.

Biomonitoringinfo.org web site   >